Mission undercover

Publié le par Pi

Aujourd’hui je commence par une photo ! Qu’est-ce donc cela ?
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Certains de mes plus fidèles lecteurs auront sans aucun doute reconnu cet objet familier qui accompagne mon fiston à chacune de ses sorties. Caisse? Il s'agit de sa couverture. Oui, il s’agit bien d’une couverture, ou plutôt il s’agissait d’une couverture avant que la nature ne décide de la transformer en boule microbienne de fils.
Lors de la ponte de notre petiot, il y a presque 4 ans. Je m’étais juré sur la tête de mon écureuil préféré que JAMAIS mon fils n’aurait un objet en caoutchouc à sucer, ou dans son cas à tétouiller. En outre j’avais lu dans les livres pour les futurs parents que la tétine ne permettait pas de rendre beau, fort, intelligent, et cultivé (Vous n’avez qu’à regarder ma tête  pour vous rendre compte que je n’ai pas eu de tétine) Mon fiston n’eut donc pas de tétine. En revanche, oui car il y a toujours une revanche car lorsque vous dites JAMAIS, et bien vous passez pour un abruti pour avoir dit « jamais » 
« Je ne ferai jamais un blog, j’ai déjà mon journal » dixit moi, il y a à peine un an. (Depuis je m’enfonce régulièrement des aiguilles à tricoter très loin dans le conduit auditif pour me punir d’avoir dit "jamais")
Donc rejettant la tétine, nous optâmes pour un succédané plus charmant. A savoir une couverture. Innocent tissu accompagnant siestes et nuits, celle-ci était douce et facile à transporter/laver. « Je aimais bien .»
 Cependant, petit à petit,  mon rejeton réalisa que ses petits doigts potelés servaient à autre chose qu’à presser le mamelon lactifère de sa génitrice (ma femme), et celui-ci se mit à « bidouiller » avec sa couverture, et à la défaire fil à fil afin de pouvoir se faire des chatouilles avant de s’assoupir. Un trou apparut, puis un second, jusqu’au moment où  les matons de sa crèche vinrent à la nouer car cela pouvait nous emmener en justice « devenait dangereux » d'avoir des trous partout (en d’autres mots : « Si votre moutard vient à s’étrangler avec sa serpillère pendant sa sieste, nous ne voulons pas être responsable, et être emmener en justice, blablablabla… ») Nouée, elle fut, et gardée, elle fut.
Depuis, cette couverture est devenue son « doudou », son « nin-nin », son « what-the-fuck-is-that-thing » Elle l’accompagne à l’école (mais elle reste en prison là-bas), lors de nos diverses coteries, bref partout! L’oublier c’est se retrouver face à un hystérique petit être de 3 ans. Et croyez moi, vous ne voulez pas faire d'essai... 
Tiens, je vais vous compter LA fois, où nous l’avons « perdu » c'te couverture
Version courte : « Un jour, on l’a perdu. »
Version longue : « Cet été, lors de notre traversée de les zeta zunis de les zamerik, notre route nous conduisit à rentrer par le Kansas. Il faut savoir que la route entre Denver et Washington, DC est plate à mourir. Quand je dis à mourir, c’est à mourir d’ennui. C’est plat, plat, plat, et l’été c’est plat et grillé. Bref, après avoir quitté le Rocky Mountain National Park dans le Colorado, nous décidâmes de rejoindre la ville de Salinas « quelque part au milieu de nulle part .» Sachant que la route était longue et que mon répertoire de chanson enfantines se limitait à deux morceaux, je proposai au pilote (ma femme) de se poser un temps dans un « truck stop » afin de manger un morceau et de faire une vidange, des étirements, et un ball trap. Aussitôt dit, aussitôt fait. Vingt minutes plus tard, le pilote (ma femme) roulait à près de 150 km/h sur le long bandeau surchauffé de bitume. Mon fiston fort flapi par le ball trap, dormait à poings fermés, et de mon coté je terminais la biographie de Mathusalem en hébreu. Une heure plus tard, j’oui ma progéniture susurré:
 « Papa, où est ma cover ? »
 « Mais elle est à coté de toi, comme d’habitude… » Balbutia-je complètement fasciné par le passage durant lequel Mathusalem rentre en contact avec les habitants de Rungis.
 « Non ! » Insista-t-il
 « Quoi ? Comment ça, non ! Mais si, mais si, elle est à coté de toi » Répliquai-je le plus sereinement du monde.
C’est à ce moment là que…A SUIVRE.
Si vous n’avez rien à faire, repérez dans les albums photos 1 et 2 , où se trouvent la couverture. J’avoue quelques fois, il faut bien chercher.  En voici quelques exemples...

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Publié dans You gotta to love'em

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E
hihi...hilarente cette histoire...:)oh! on a tous eu notre petite couverture  fetiche (comme un ami de Snoopy dont j'oublie le nom!!!)...ben, je vais me précipeter à voir s'il y a la suite alors!! :)
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P
oui, oui la suite est là !
E
pour la photo j'aurais dit un chihuaha mort....mdr<br /> Tu as bien raison pour la tétine...beurk<br /> Allez gros bisous moi vais au dodo
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P
buena note...;-)
L
ça va, l'aspect du Doudou de ton fiston ne me semble pas trop affreux... Celui de ma soeur est tellement sale et déchiré qu'il ne lui reste que trois petits carrés de 5cm de côté tous noirs (c'était un mouton blanc d'environ 30cm à l'origine ^_^)...!<br /> Bon, sinon, ma boîte mail déconne complètement aujourd'hui, alors un peu de patience... Bizzz 'Oute
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P
on se dirige dans cette direction...
C
je trouve qu'obliger son enfant à vivre avec un gros trait rouge, ou pire une flèche, sur ses photographies quand il vit sa vie avec son doudou, c'est pas humain ;-) Au fait, quelle odeur, le doudou ? J'ai connu des enfants avec leur chiffon ou leur couverture qu'il aurait été absolument indécent de laver ! Bon, mon nounours fêtant ses 58 ans et trois mois et quelques jours, je tâcherai de vous montrer l'ancêtre un de ces quatre ;-)
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P
L'odeur...well, je regrette quelques fois que le net soit si limité...pour te donner une idee, tu portes des bottes en caouthchouc pendant trois jours l'été avec des chaussettes en plastique...
L
Doudou, ninnin, "cover"? Le fils d'une amie appelait ça un "beubeute".
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P
"buebeute...mdr...mais c'est quoi ce nom ?