Je sers Pierre !
Je vous avais laissé hier pendu à un fil (de couverture), angoissé à l’idée de savoir comment nous avions réagit face à cette affreuse perte de l’objet fétiche de mon petit être chéri d’amour.
En fait ce fut très simple…
C’est à ce moment là que... je défis ma ceinture, et que je me retournai afin de vérifier moi-même qu’elle était bien dans la voiture cette couverture. Nous avions parcouru presque 200 kms, et je n’avais pas vraiment envie de faire demi-tour. Ai-je besoin de redire combien le Kansas (et les ¾ de le pays) est plat . Néanmoins, mes recherches s’avérèrent vaines. Frustré, je blâmais mon épouse - C’est toujours de sa faute dans ces cas là puisque c’est elle qui voulait un enfant. Non je blague, hein? Je l'adore ma femme. C'est comme quand je dis que j'attache mon fils au radiateur, c'est pas vrai.
« Chériiiiii (Il me faut oujours commencér par ces mots si je veux obtenir son attention)…désolé d’interrompre ta concentration, mais il semblerait que TU aies laissé la couverture de TON fils lors de notre dernier arrêt. Pourrais-tu immobilier le véhicule afin que j’approfondisse mes recherches? » Ordonnais-je à ma tendre femme afin de m’assurer que nous avions qu’elle n’avait pas fait une erreur, et que la couverture s’était simplement égaré sous le son bazar qui remplissait la notre voiture.
C’est sous un pont, et sous une chaleur de 95 degrés….Fahrenheit, que nous stoppâmes notre bolide. Je descendis, frénétique, avide de la trouver c’te « cover »,et ouvrit immédiatement la porte arrière en priant que cette "Mother F******" de couverture se trouve quelque part là-dedans .
Or rien. Rien. Rien. Jusque là, je n’avais jamais prié de ma vie , mais cet événement m’ouvrit à la religion.
"Please God, let me find his cover"
"Please God, let me find his cover"
"Please God, let me find his cover, and while you are it, could you also make sure sure that I get a Ferrari for my next Christmas. Thank you."
En fait, je ne pu m’empêcher de lâcher qu'un sonore « Noooooon » à la platitude géographique qui me faisait face. Ma vie venait de défiler devant mes yeux, et je pensais m’abandonner dans l’alcool, quand ma femme eut (enfin) une idée lumineuse.
« Et si on faisait demi-tour » - Les femmes m'étonneront toujours...
« Bah oui, tiens ? En voilà une idée quelle est bonne… » Répondais-je tandis que je sortais notre riquiqui stock stratégique de coke et de crack pas cracra.
J’étais dépâti, mufflé, et complètement agridé par cette idée car vraiment, je savais que notre famille serait damnée sur plusieurs générations si je ne retrouvais « his cover ».
N’avez-vous jamais perdu quelque chose d’hyper méga important ? Ou pire ne vous a-t-on jamais volé un truc chéri ? Pendant ces moments là, on a l’impression que Dieu n’existe pas moins plus, ou bien qu’il joue au poker avec le Malin. On a les bougnettes ! On hurle ! On dit « Non , oh non. Ooooh, noooon ! Non, non, non, non. Oh non, non, non… » tout en essayant de chercher, et rationaliser cet événement qui vous échappe. Certains osent même vous demander où vous l'avez perdu, ou bien qui vous l'a volé. Un comble !
Puis, passer les "non", on s’enfonce dans la réalité en sachant qu’il va falloir « faire avec » (ou dans ce cas…sans) Qui contacter ? Qui appeler ? Quelles démarches administratives ? Quels produits de substitutions ? Qui est-ce qui rentre en deuxième mi-temps?
Alors ayant de faire un contrat avec le diable nous decidâmes de le faire ce demi-tour. C’est à ce moment là…
Ah non pas encore !
La suite ici. (Je ne torture pas aujourd’hui…je suis sympa, hein ?)