Pourquoi courge?
J’adore courir.
Personne n’est parfait me direz vous, mais bon ne sommes nous pas tous des handicapés avec chacun sa petite faiblesse ; la course n’étant pas la pire. D’ailleurs sachez qu’un exercice quotidien ajoute quelques minutes de vie, aussi misérable soit-elle. Vous penserez peut-être à moi quand entre deux épisodes d’Alzheimer and Co, votre esprit lancera : « Super, je suis vieux et je suis en super santé physique pour encore combien d’années encore ? »
Bon arrête là ta morale papale à deux balles, Pascal l’animal, c’est banal.
J’adore courir.
Oui, j’adore faire bouger de façon rythmique mes petits petons et sentir mon cœur battre la chamade le soir au clair de lune, ou même le matin dans la brume sylvestre. Je pourrais vous en raconter des centaines d’histoires de courses, mais ceci n’est pas une orange, ni un blog de remise en forme. Circulez !
J’adore courir.
Humer la bruyère humide, humer l’humus, humer l’herbe fraîche, humer l’humeur hostile des chasseurs qu’on emmerde tandis qu’ils rabattent un gros cervidé. Ainsi depuis une vingtaine d’années, je parcours la terre en courrant à la recherche de…à la recherche de…A la recherche du temps perdu comme aurait dit le fameux écrivain, Patrick Sébastien, je crois !
J’adore courir.
Qui n’a pas couru ? Qu’on me jette une gourde de pus de furoncles si vous chers lecteurs vous n’avez pas, au cours d’un entraînement de « fouchteubole », ou bien de quelque sport que se soit, été forcé par un entraîneur rougi à la vinasse, de faire des tours de terrain de sport.
« Encore un tour, les gars ! »
« Allez les cocottes, on se bouge le popotin ! »
Qu’on m’empapillote de papier d’aluminium et qu’on me couvre de braises chaudes, si votre professeur d’éducation sportive, sifflet au cou, ne vous a pas contraint un lundi matin du mois d’octobre à faire des tours de cette satané piste en tartan ?
J’adore courir.
Lors de mes nombreuses sorties hebdomadaires, quand mon cerveau se repose et ré-agence toutes les idées tordues qui peuvent me traverser l’esprit, je laisse traîner mon regard sur les autres coureurs ! Pourquoi courent-ils eux ? Après quoi ? Après qui ? Cela ne dure que cinq secondes, et puis je reprends mes esprits en cherchant des réponses aux questions suivantes « Pourquoi les rochers n’ont-ils pas les yeux foncés ? Pourquoi ne pourrais-je pas me faire greffer des fesses dans le cou ? Pourquoi n’y a-t-il pas de chocolat qui circule dans mes veines ? »
J’adore courir.
Que cela soit sur un ovale rouge, bleu, ou noir ; sur une route en pleine campagne ; sur un chemin en plein forêt ; en ville entre deux taxis ; au milieu des épicéas, des chênes, des hêtres, et des cactus ; dans la neige vierge et silencieuse ; dans le froid glacial d’un matin dominical ; dans la chaleur humide d’une préparation marathon ; dans le vent violent d’une nuit hivernale ; dans le désert…Je me promène cheveux crâne au vent.
J’adore courir.
Quand je suis arrivé ici, je fus fort surpris quand la bise fut venue, mais plus que cela, je fus fort surpris de découvrir combien d’Homo Obesii Americanus pratiquait la même activité que moi. Encore aujourd’hui, je suis étonné de voir des hordes de Huns, le midi, arpenter la ville. Je pensais être le seul à aimer ce sport de débile. Ben non !
On pourrait même croire qu’ils adorent déplacer leur surcharge pondérale dès les premières heures du matin, ceux-ci pullulent, fourmillent, « courrotent », joggent à qui mieux mieux dans des allers retours sans but et sans fin à toutes heures.
J’adore courir certes, mais ce sont ces courses là que je préfère…
Nu, derrière ma femme.
Un slip à la main pour vêtir mon fils.
Avec une fourche derrière un chat.
(Trouvez l'erreur dans cette photo...un saucisson de rat pour le vainqueur)
