Que du bon chez Audubon

Publié le par Pi

Les corbeaux, les étourneaux, le moineaux, la pie, l’aigle, le canard, le cygne, le rossignol, les pigeons de ville (Ah non pas ceux là) voilà en gros la liste moyenne faite par les humains lorsqu’on leur demandent de donner des noms d’oiseaux.
Moi je vous en propose d’autres à travers cette petite histoire créée pour vous, chers lecteurs:
              Une hirondelle ne fait pas le printemps !
Ecoutant Charlie Byrd sur son I-Pod, cette petite tête de linotte avait oublié que dehors, il faisait un froid de canard. Peut-être que de faire la grue n’était pas la meilleure des idées, surtout avec l’œil de perdrix qu’elle avait au pied gauche. C’était l’hiver à Colombes. Fière comme un paon, avec sa bouche en cul-de-poule, son nec aquilin, ses yeux de faucon, et ses mollets de coq, elle aimait pourtant faire la tournée des Grands-ducs pour se trouver un pigeon. Il fallait dire que, gaie comme un pinson, elle n’était pas manchot pour se gaver comme une oie lors de ces sorties mondaines. Oui c’était un vrai vautour, et elle donnait la chair de poule à jacasser comme une pie et répéter tout comme un vrai perroquet, mais on l’aimait bien dans le milieu. Elle rentra dans le bar, et lanca un coucou à toute la volaille présente ce soir là. Elle s'assit tranquillement à coté de lui.
« Corbeau ! » lui siffla le pigeon « Ce n’est pas la peine de faire l’autruche et me prendre pour le dindon de la farce, je sais que c'est toi, et ce que  tu veux ! »
« Chouette ! Tu n’es pas une buse alors ! Mais saches que c’est de la roupie de sansonnet ce que tu me chantes mon doux rossignol. Je veux juste bayer aux corneilles avec toi ce soir, c’est tout! » Renchérit la poulette, tout en finissant son faisan aux morilles. Il n’en fallu pas moins pour le faire craquer notre gogo. Déplumé mais ravi, notre tourtereau fila, bras dessus bras dessous avec sa tourterelle, roucouler devant le film « Les Oiseaux » tout en mangeant, malgré son appétit de moineau,  des Ortolans. FIN.
Bien, revenons à notre sujet du jour...
Quand j’étais plus jeune, il y a cela longtemps me semble-t-il, j’éprouvais un amour profond pour tout ce qui volait et qui était organique. Je préciserais même que: quand j’étais petit, je n’étais pas grand, je montrais mes fesses à tous les passants, mon papa me dit..., mais je me diffuse et Pierre Dudan se retournerait dans son caisson, s’il m’entendait pousser cette chansonnette, il aurait préféré la chanson de Pierre Perret.

Ainsi, plus jeune, j’étais ce qu’on pourrait qualifier un ornithologue amateur, éclairé, fier membre de la LPO,  lecteur avide de "La Hulotte, et fort capable de faire la différence entre une mésange nonnette et une mésange boréale. Oui, j’en ai fait des sorties tôt le matin, ou tard le soir, pour observer un unique volatile.
Cependant, toutes les meilleures choses ont une fin, et même si je pratiquai ce « sport » pendant quelques temps dans ce pays, je dus le mettre en  pause. Certes, je lève toujours le nez quand je distingue un volatile inconnu :
« Paaaaaaaaaaaascal, qu’est-ce que tu fais ? T’es maaaaaaaaaaaalaaaaaaade ! Tu conduis, ne veux-tu pas garder tes yeux sur la route ! » Me rétorqua ma femme tandis que j’admirai un aigle chauve (aucun lié de parenté) survolant la rivière (polluée) Anacostia.

Or, la semaine passée, je vous parlais de Cézanne (un peu tordu comme intro), et bien suite à cette visite, j’eus le plaisir de découvrir une autre exposition d'un artiste tout autant remarquable. J’ai nommé Jean-Jacques Audubon (John James Audubon pour les anglophones).
Un peu d’histoire…
J.J. Audubon était un artiste/ornithologue d’origine française (il est né à Saint Domingue) qui passa sa jeunesse à Couëron , en Loire Atlantique,  et qui en 1803 est venu fut envoyé par son père, avec un faux passeport, à les zeta zuni de les zamerik afin d’échapper à la conscription Napoléonienne de 1803 (je ne le blâme pas l’animal). Une fois sur place, il s’occupa d’une ferme, mais piètre businessman ses affaires échouèrent, et n’ayant pas délaissé sa passion pour les oiseaux et son goût pour le dessin animalier, il  se mit dans l’idée de peindre les volatiles du nouveau monde. Tâche incroyablement ardue, monumentale, et onéreuse car ceux-ci étaient sur des feuilles au format « double éléphant » (74 cm par 102 cm). Comme livre de poche, il y a mieux, vous le reconnaîtrez. Pendant douze ans, Audubon va arpenter le territoire américain, et peindre méticuleusement tout ce qui vole - il va en descendre beaucoup aussi puisqu’il disait, je cite : « Je considère qu’un oiseau est peu commun quand j’en tue moins de 100 en une journée ! » Habile le nemrod. Et oui, il n’y avait pas de paire de jumelles dignes de ce nom à cette époque. Ses lithographies, trop grandes et trop chères, ne furent vendues qu’à de riches personnes. Néanmoins, son travail (il n’a peint que les oiseaux, laissant les illustrations de végétation à un autre) est absolument remarquable, et aujourd’hui, Audubon reste un pionnier et un héros de l’histoire américaine avec son livre : "The Birds Of America"
Je me suis donc régalé à admirer ces lithographies extrêmement précises et « vivantes » qui étaient présentées devant mes yeux connaisseurs.

Enfin, à ce propos, c’est comme cela est né mon fils : « Dis Yanna, veux tu voir mon petit oiseau ? » (Photo encore choquante !)
Une petite note intéressante. Pendant 3 ans, j’ai travaillé à l’adresse suivante : «1620 Audubon Terrace » You said destiny ?
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Enfin, si vous voulez jeter un œil sur toutes les lithographies d’Audubon, je vous recommande ce site que j’ai beaucoup aimé.

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Publié dans Culture

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M
Je confirme,T_B... les oiseaux  d'Audubon sont toujours en bonne place sur mes murs..Merci pour ce beau billet..Votre petit est superbe lui aussi.. je craque pour son adorable frimousse... déjà Mamy, sinon j'aurai demandé à être grand mère d'adoption..<br />  
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P
il est mignon qu'en photo...non je rigole, merci du compliment !
L
hum.. je n'accroche pas trop sur les litho, mais faut dire que je suis difficile aussi alors...@+
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P
Il faut les voir toutes, car certaines sont superbes !
Je préfère les chats !! Trop de plumes !!
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P
Non pas les chaaaaaaaaaaaaaaaaaaats !
T
Audubon ! Oui, bien sûr, y'a quelque temps, j'en avais fait plein de tirages couleur qui figurent aujourd'hui bien encadrés sur les murs chez ma belle-doche. J'aime beaucoup...Et dis-moi, ton texte, tu l'as écris d'un seul geai ? ;~)
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P
Non j'ai pondu ça en plusieurs fois !
C
Ah oui, tiens ! Audubon ! ça fait un bout de temps que je n'en avais plus entendu parler ! C'est très "chouette" ce qu'il faisait. C'est bien que tu en parles. Joli ton texte ! Bien vu ! Rien à rajouter ;-)
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P
Merci pour ton compliment...;-)