Une dent contre eux !
J’ai toujours été traumatisé par les dentistes et autres arracheurs de dents. Pas vous ? Depuis 1984, j’ai arrêté toute visite chez ces derniers, et ma brosse à dent est venue rejoindre mon peigne en 1999. Bon d’accord, j’ai très peu d’amis ces jours-ci, et ma femme ne me parle plus que « de loin.» Mais bon, cela a des avantages aussi. En concert, on ne se colle pas à moi et j'ai de la place.
Sachant que depuis le XV ième siècle coiffeur/barbier et dentiste sont désormais deux professions indépendantes, je comprends mieux pourquoi aujourd’hui encore, j’ai une dent contre les deux. Dans une vie antérieure, ils ont du me torturer. D’après madame Irma, ma manucure, ce traumatisme remonte à ma plus tendre enfance. Les visites chez ce vil être provoquaient toujours en moi des incontinences embarrassantes. J’avais le sentiment que le dentiste prenait un malin plaisir à enfoncer dans mes quenottes douloureuses un objet contendant et froid, pour s’assurer, je cite : « C’est bien là que tu as mal, hein ? » Trop souvent, je voyais briller dans ces yeux globuleux un soupçon de plaisir. Il devait jouir le malin de voir mes petits muscles se tendre à l’approche du burin de chrome. Véritable réincarnation de Lucifer, il me gardait deux heures la bouche ouverte au maximum, à m’étouffer avec ma morve.
Sachant que depuis le XV ième siècle coiffeur/barbier et dentiste sont désormais deux professions indépendantes, je comprends mieux pourquoi aujourd’hui encore, j’ai une dent contre les deux. Dans une vie antérieure, ils ont du me torturer. D’après madame Irma, ma manucure, ce traumatisme remonte à ma plus tendre enfance. Les visites chez ce vil être provoquaient toujours en moi des incontinences embarrassantes. J’avais le sentiment que le dentiste prenait un malin plaisir à enfoncer dans mes quenottes douloureuses un objet contendant et froid, pour s’assurer, je cite : « C’est bien là que tu as mal, hein ? » Trop souvent, je voyais briller dans ces yeux globuleux un soupçon de plaisir. Il devait jouir le malin de voir mes petits muscles se tendre à l’approche du burin de chrome. Véritable réincarnation de Lucifer, il me gardait deux heures la bouche ouverte au maximum, à m’étouffer avec ma morve.
Belzébuth : « Ooooh, mon ‘ti Pascal, on dirait bien qu’il y a un polypiers sur ta canine ! A moins que cela ne soit des vers ? On va arranger ça. N’AIE PAS PEUR !» Crachotait-il, ses dents blanches et pointues à trois centimètres de mon gosier.
Moi : « Aaaargh. Argh, Argh ! Aaaaaargh !» m’escrimais-je, gargouillant de la ouate plein le jabot.
Belzébuth : «Ebindidon, il va falloir que je lime tout ça avec ma fraise, et que je remplace ta dent avec celle d’un hippopotame. Mais rassure toi, ça ne VAS PAS TE FAIRE DE MAL ! » Dégoisait-il la bave aux lèvres. Je me voyais déjà la risée de la cour de recréation, ma dentition montée de deux énormes dents d’hippo. On ne peut pas dire qu’en ces temps ancestraux, je mordais la vie à pleine dent, ça c’est clair ! Heureusement, aujourd’hui ils vous assomment à la masse, ou ils vous injectent une solution qui vous laisse béat d'admiration devant l'intelligence de George W. Bush . Enfin pour terminer...une intéressante analogie…N’avez-vous pas remarquez que les capilliculteurs et que les dentistes disposent du même siège, un truc comme ça, non ?

Mais revenons à notre sujet commencé ici ce lundi.
(…) Quelques mois plus tard, les premières dents et les premières morsures…
Certes, vous vous êtes habitués aux hululements et feulements nocturnes.
Certes, vous avez appris à ignorer votre moutard - pour passer les sombres heures à rêver de mondes paradisiaque où vos veines transportent non pas du sang bien frais mais du chocolat bien chaud. Néanmoins, lorsque ces sons deviennent des cris perçants et stridents perdurant plus des trente minutes réglementaires, et que:
Votre petit être est engorgé de deux litres de salive, et qu’il ronge ses doigts, ses pieds, et votre épluche légume, vous savez que ses quenottes pointent leurs nez. Alors vous murmurez entre vos incisives : « Ca doit être l’âge ! »
Votre petit être est engorgé de deux litres de salive, et qu’il ronge ses doigts, ses pieds, et votre épluche légume, vous savez que ses quenottes pointent leurs nez. Alors vous murmurez entre vos incisives : « Ca doit être l’âge ! »
Vous le laissez donc manifester bruyamment ses douleurs intenables pour encore quelques heures. « Oui, ça doit être l’âge ! » Répétez-vous en enfonçant au plus profond de votre conduit auditif des boules Quies.
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