En neuf de Ponte
Allez jeter un coup d'oeil sur les deux albums photos ajoutés ce week-end si ce n'est pas encore fait.
Je vais vous raconter un secret…Approchez-vous…plus près, plus près, encore plus près voilà, c’est mieux ainsi. : « Prout ! » Ha ! Ha ! Ha ! Je ne pouvais pas m’en empêcher.
C’était la blague du lundi. Maintenant que nous sommes amis, je peux commencer le billet du jour.
Beaucoup d’entre vous, amis bloggeurs, rament souvent chaque jour quelques fois pour mettre un article original, drôle, triste, et informatif sur leur blog. Sachant que la majorité des bloggeurs sont sérieusement « blogodépendants », vous comprendrez fort bien le stress de la page de blog vierge. Je parle bien sûr de ceux qui créent un texte original, drôle, triste, et informatif.
Cela fait à peine quatre mois que je publie un article par jour qui est, je l’espère, original, drôle, triste, et informatif - Tout ça avec un minimum syndical de 500 mots. Il est vrai que quelques fois, je me pose la question de savoir ce que je vais raconter d’original, de drôle, de triste, et d’informatif, mais bon les psychotropes fonctionnent assez bien donc je m’en tire toujours.
Or, aujourd’hui j’ai décidé de vous livrer mon secret ultime, et d’inviter mes lecteurs de l’ombre à se jeter dans ce périlleux exercice qu’est la création « blogoïdienne ».
Comment sortir un billet original, drôle, triste, informatif?
Certains, comme Tant-Bourrin, ont astucieusement trouvé la parade, mais moins doué dans cet exercice, je procède différemment.
Première étape : L’idée.
J’ai tout essayé, des injections diverses (chocolat, urine de porc, bouillon, et hydromel), en passant par le patch au réglisse, rien n'y fait. Dans 124 % des cas l’idée d’un article original, drôle, triste, et informatif me vient à travers de l’observation des humains qui m’entourent et qui se osent partager mon espace à moi.
Deuxième étape : L’écriture.
Musique sur les oreilles, j’écris une trentaine de minutes durant, à peu près tout ce qui me vient dans la tête (en gros 16 mots). Je tape, je tape, je tape, et je tape. Quand les hurlements dans la cave sont trop forts, je m’arrête, et je laisse reposer le « jus » que je viens de produire.
Troisième étape : Le défrichement.
Après ça j’ôte, je coupe/colle, je change, je rajoute, des phrases, des paragraphes, des mots, et des calembours divers. A la fin du défrichement, je ne suis jamais satisfait de ce que j’ai produit mais je sais que « je ne peux pas faire mieux ».
Quatrième étape : La correction.
Vous allez rire, si, si, vous allez rire, mais c’est cette étape qui me prend le plus de temps. Entre les conjugaisons, la vérification du vrai sens d’un mot, la vérification de l’orthographe, c’est une horreur ! Vous allez encore plus rire car je sais bien que mes textes sont bourrés de fautes que je ne vois pas plus ou bien que je n’ai pas envie de voir. J’ai honte dès que j’en trouve une, et autant dire que j’en ai fait des tours de terrains. Bref, je ai besoin de aide.
Cinquième étape : Le rajout des liens.
En fonction de la richesse des références, je prends beaucoup de plaisir à chercher une petite photo, ou bien un article qui se rapporte plus ou moins à l’idée du départ. Cela va très vite.
Sixième étape : La photo et son bricolage (si nécessaire), et la recherche de vidéos.
Vous ne voyez heureusement que celles que j’estime « acceptables ». Oui, je m’autocensure, et « ça pourrait être pire » ! Mais j’adore cette partie là, je dois l’avouer.
Septième étape : Le titre.
Un bon article est un article avec un bon titre. Le reste ce n’est que de l’habillage. A ce propos, c’est ma femme qui me trouve un grand nombre d’entre eux. Cela se passe ainsi. Il est 22h, je descends complètement « néphrétique » pour la supplier de me donner une idée, un truc, qui me fera hurler « Voilà, c’est ça, génial ! ». Oui, elle est mon nègre! (Désolé, il fallait que je la place celle-ci) Je suis assez fier de Tous les chemins mènent Arum , et Le cent de mes écrits , mais c'est elle qui m’a trouvé Histoire d’O et Dough not touch que je trouve originaux, drôles, tristes, et informatifs.
Huitième étape : La dernière relecture…au cas où.
En fait, il s’agit de la même chose que le petit tour dans la chambre d’hôtel juste avant le départ, vous savez quand vous regardez sous le lit si vous n’avez pas oublié une chaussette, un slip, ou un objet plus embarrassant.
Neuvième étape : En ligne.
Je prie une dernière fois que mon article soit original, drôle, triste, et informatif, et je clique sur « Mettre l’article en ligne ».
Voilà, entre la deuxième et neuvième étape, il y a deux textes différents. Etonnant non ?
Et vous créateurs bloggiens ? Comment pondez-vous ?

Mon antre est donc...