Fripes Fripées de Fripouilles
Je ne comprends rien à la météo. Jeudi, nous étions frigorifiés, aujourd’hui il a fait plus de 20 ˚ C. Cela doit être de la faute des coiffeurs …
Nourrir un enfant est sans aucun doute la tâche la plus complexe et la plus incompréhensible lorsque vous êtes nés avec des couilles et des tétons non-mammaires. Cette besogne revient souvent (euh ! toujours) à la femme, et elle a donc l'immense exultation de passer ses nuits à allaiter l’animal assoiffé de breuvage lacté alors que vous vous reposez paisiblement. Merci Ô mère Nature ! Heureusement, ou malheureusement car cela dépend de quel coté de la barrière vous vous situez, l’ère moderne nous a apporté le biberon ergonomique, le lait artificiel au goût de châtaigne bio, le chauffe-biberon multiplexe, le stérilisateur pour micro-onde, et le coquetier d’œuf de grive. Désormais, nous les hommes, pouvons enfin connaître la joie de l’enfant blotti dans nos bras, tétant béatement le précieux liquide nourricier. Aaaaaaaah ! La technologie a même poussé les scientifiques de ces dernières années à créer des tétines en silicone afin de reproduire la texture du téton humain (vous me direz, ils ont aussi réussi à reproduire autre chose que le téton humain, mais malheureusement, je risque d’être lu par de jeunes lecteurs, donc je m’arrête là.) Dingue non ! Or, la becquée est ardue car le petit être avec ses 17 neurones n’est pas si aisé à duper, et bien souvent il se démène tant bien que mal pour échapper à l’ersatz de nibard. Après moult essais, le ver se terre, et déguste enfin l’ambroisie divine. Vous pouvez alors relâcher l’emprise que vous aviez sur sa gorge, et apprécié ce moment éthéré. Merci Ô mère Nature !
Seulement, le petit humain, s’il est né avec un réflexe de succion inné, il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’éructer. Il faut le faire roter, et pour cela croyez-moi le père non plus n’est pas préparé : des mains trop grandes et calleuses, de gauches mouvements, et deux ergots acérés. Les techniques sont multiples et il faut sans cesse faire preuve d’imagination au risque de voir l’enfant ressembler à un bibendum Michelin gonflés de gaz intestinaux. Pour ma part, j’ai tout essayé. Entre les légères tapes dans le dos aux massages ventraux ou pour finir par des projections violentes contre le mur, rien n’y a fait, l’animal attend toujours de se retrouver hors de mes pognes pour un dégazage buccal sonore et embarrassant. Merci Ô mère Nature !
Les vêtements aussi ont fait de grand progrès. Dans un premier temps, ils viennent tous munis de boutons pression (environ 140 par vêtements, voire 250 pour le vêtement complet) et sont étonnement pratiques sauf, je dis sauf, lorsqu’il s’agit des « habits du dimanche.» Plus ceux-ci sont beaux, mignons, et à la mode, plus c’est la merde pour les enfiler. Y a-t-il un endroit ? Le trou de la tête est trop petit, non ? Ça veut dire quoi ces poches ? Quel est leur but ? La tomate est-elle un fruit ? Je trouve que de mettre des poches sur le pantalon d’un nourrisson a autant d’utilité qu’un chauffe-club de golf en titane ou qu’un numéro Spécial de Paris-Match. Merci Ô mère Nature ! Vous pensez que le petit trognon va y mettre ses clefs de poussette et garder des pièces pour le parcmètre ? Non mais franchement !

Le plus gros inconvénient des vêtements de bébé est que les fripes ne sont pas jetables. Non seulement, il faut les laver mais en plus il faut du produit spécial car la peau d’un nourrisson est fragile (j’ai du abandonner la chaux !) Heureusement cela ne perdure pas trop longtemps. Laver les vêtements souillés du petiot est une sacrée paire de manches. Imaginez laver des chaussettes de votre Playmobil, de votre Barbie, ou votre G-I « Fucking » Jo. La taille est si ridicule que lors que j’ai fait ma première lessive, les chaussettes de mon fils étaient si minuscules que j’ai refilé par erreur le lot aux petits jumeaux de mes nains de jardin. Le pire du pire, c’est que ces vêtements si mignons et adorables ne sont portés que deux fois (si vous avec de la chance) car l’animal grandit plus vite qu’honnis soit qui mal y pense. Terrible ! Vivement hier !
Merci Ô mère Nature !