Duel
L’excitation, oui, cela dû être l’excitation car à peine arrivés, Yanna suivant mon conseil déplaçai le long, très long, trop long camion de location et percuta malencontreusement une belle Mercedes 280 SE coupé de 1971. Rutilante pièce de collection qui se trouvait appartenir au propriétaire de l'endroit où nous venions chercher les meubles. Bien.
« Noooooooooon ! Fuck, fuck, et re-fuck de méga-fuking fuck ! » ne pus-je m’empêcher d’hurler alors que j’imaginai le casse-tête administratif qui nous attendait.
En tournant un peu trop prêt de la pièce de collection qui végétait au soleil, elle avait accroché le pare-choc, le coffre, et l’aile arrière. Sans vous faire un croquis (quoi que j’aime bien les croquis ), vous l’aurez tous compris, cela n’était pas bien du tout, mais alors pas bien du tout. Au lieu de charger le plus paisiblement du monde ses affaires en ma compagnie, elle resta au téléphone avec son assurance pendant des heures : SU-PER ! Heureusement qu’elle avait eu la bonne l’intelligente idée de prendre une assurance en louant le camion, oui, heureusement ! Pour ma part, tentant d’évacuer le stress qui suintait de mes pores, je chargeai meubles et cartons dans ce fichu engin maudit.
Autant dire que le trajet retour vers la maison fut long, long, long, et lent, lent, lent, la, la, la. Vous parlez, je marchai à coté du véhicule, Yanna ayant décidé de (je cite): "rouler « prudemment » afin de ne pas « percuter » un autre « véhicule » classieux."
La journée aurait pu s’arrêter là car j’en avais déjà assez de tout ces tracas (et je me serais bien fait un petit rail de chocolat.) Seulement, la partie tant redoutée de l’actuel emménagement n’avait pas débuté. Holy macaroni !
Si en début de journée, il avait fait frais, la chaleur et l’humidité furent au rendez-vous pour le déchargement. Néanmoins, loin de me laisser abattre, j’utilisai la partie droite de mon cerveau, et organisai un plan de bataille sans faille. En quasiment autant de temps qu’il vous a fallu pour lire ces lignes, tout était descendu. En effet, je poussai habilement tout à l’extérieur du camion. Il fallait dire qu’elle n’avait qu’un couteau, qu’un râteau, que deux vélos, que six motos, que trois rouleaux, qu’un petit appeau, qu’un peu de gâteau, et un canapé-lit.
Ah, le canapé-lit ! Si vous saviez…l’histoire du canapé-lit, vous n'en dormiriez plus!
A SUIVRE.