Décalage horreur

Publié le par Pi

Bon voilà, je suis de retour sur la cote Est. Il fait gris et il va pleuvoir. C’est bien au moins ça ne va pas me perturber de trop. Et Dieu sait que c'est jamais bon de me perturber ! Comme je le disais lors de notre arrivée à Monterey, il y a plus d’un an (désolé je ne pouvais pas m’empêcher de la faire celle-là), le décalage horaire a du bon quand vous allez vers l’Ouest. En revanche quand vous allez vers l’Est, c’est le décalage « horreur. » Il fut donc extrêmement difficile de s’arracher du nid douillet ce matin. Mon vieux corps savait qu’il n’était pas 7 heures mais bien 4 heures du matin, et comme les pierres, les rochers, et les petits cailloux le font très bien, à 4 heures du matin : on dort! Plus tôt dans la nuit, nous nous étions assoupi le plus difficilement  du monde vers une heure, because la fatigue ne venait pas. En outre, comme nous étions partis le 25 décembre, il y avait encore quelques cadeaux que notre fiston avait ABSOLUMENT voulu ouvrir dès notre arrivée à minuit ! (J’avais fait l’erreur monumentale de laisser ses cadeaux en vrac dans le salon…oui, erreur! Je savais bien que j’aurais du les brûler)
Sinon, notre retour s’est bien passé hormis les perturbations peu plaisantes au dessus des Rocheuses. Nous sommes vivants.
Les temps ont bien changé. J’ai eu l’occasion lorsque j’étais baby-sitter de luxe pour une famille de milliardaire de parcourir le ciel dans des appareils volants tels que les Gulfstreams ou même le Concorde
(oui, j’ai pris plusieurs fois le Concorde avant qu’il ne soit mis à la retraite)
C’était une période de luxe et de volupté qui ne me manque pas pour le moins du monde. « Been there, done that! »
Bien, hier tandis que nous volions à plus de 34000 pieds et que les multiples bambins qui nous accompagnaient criaient à tue-tête, je me disais que le luxe ultime pour le voyageur était sans aucun doute, les voyages en jet privé.
En effet, quel plaisir que de se présenter cinq minutes avant le décollage en étant conduit directement au pied de l'appareil. Pas de longue file d’attente, pas de sac trop gros, pas d’enregistrement éternel,  pas de sécurité abusive. Tiens en parlant de sécurité, cela devient carrément fou. Bientôt, il faudra se présenter nu pour prendre l’avion. On vous fournira alors une blouse avec le nom de la compagnie aérienne brodé en lettres d’or, et votre numéro de siège marqués au feutre sur votre derrière- Les touchés rectaux seront bien entendu seulement réservés aux terroristes, il ne faut pas abuser ! Hier, il m'a fallu enlever mes bottes, mon bonnet, mon manteau, ma ceinture, vider mes poches, et sortir l'ordinateur portable de mon sac à dos, avant d'être passer au détecteur de métaux, et avant d'avoir un morceau de papier passé dans mes bottes pour qu’il soit analysé (au cas où il y aurait des produits explosifs, je pense car ça fait longtemps que j’ai arreté la contrebande de camembert)

Où en étais-je? Ah oui ! Les voyages en jet privé.
Quel plaisir de voyager du plus près au plus près. On se pose, presque où l'on veut quand on veut!
Quel plaisir de voyager avec la possibilité de s’allonger, voire de dormir dans de gros sièges ou même dans de grands lits.
Quel plaisir d’avoir les services d’une hôtesse délicieuse et attentionnée qui vous masse les pieds (non j’exagère !)
Quel plaisir de voyager en étant nourri de divers petits plats préparés par les soins d’un cuisinier créatif. Oui, c’est évident que je regrette cette façon de voyager comme une Britney Spears (la fameuse joueuse de Ping-pong Nord Coréenne des années 80 pas la chanteuse décérébrée)
Hier peut-être plus qu’avant , car vraiment j’aurais aimé ne pas avoir  les genoux coincés dans les dents (et je ne suis pas un géant), j'aurais aimé ne pas grignoter des cacahuètes mal grillées et des crackers trop salés, j'aurais aimé ne pas boire un ersatz de Perrier noyés dans trop glace, et jaurais aimé ne pas avoir à faire à des hôtesses décatis, rabougris, avec sans aucun doute de trop nombreuses heures de vol…Non vraiment, la vie de luxe a certains avantages. C’est décidé en 2006 je serai milliardaire ou je ne serai pas. Assurez-vous que vous restez en contact, hein ? On ne sait jamais.
Photo de l'intérieur d'un BBJ pris entre West Palm Beach et Washington...Le pied !

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Publié dans Divers

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L
Les genoux dans les dents, c'est exactement ça. Et encore tu es comment dire "verticaly challenged" par rapport à moi.
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P
"vertically challenged" well, indeed !...J'ai un permis de vivre puisque je fais moins de 1m80...barely !
E
joli avion ça donne envie d'être riche et de voyager
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P
tu m'étonnes ! ;-)
T
Moi je suis une flippée de tous les objets volants identifiables ou non.  Bien sûr, je n'ai jamais quitté le sol, c'est grave docteur? :-)
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P
Non c'est pas grave...il y a toujours la voiture et le bus...;-)
C
superbe! j'ai adore ce recit, le style et l'histoire! bravo!<br /> ensuite, je manque a tous mes devoirs : bonne annee!!! (et oui, on a pas fini de le dire!! lol)<br /> enfin, avant de te dire ke je reviendrais chez toi, juste une petite reponse vis a vis du jazz : j'adore!<br /> grande fan de aretha franklin, nina simone, louis armstrong, ray charles ou encore glenn miller... petrucciani etait un grand aussi au meme titre ke tant d'autres...<br /> il devient meme crucial, aimant tant ca, ke j'ecrive un article rien ke sur le jazz... merci de cette idee. lol<br />  <br /> bisou et a bientot<br /> celine (palmito)
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P
Bienvenue, et merci !
D
Veinard va ! Pour le temps, tu es habitué je crois ! lol
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P
euh, habitué je ne sais pas...mais bon...on s'y fait...