Que la Force soit avec vous !

Publié le par Pi

Episode deux « Le retour du Gnome »
Après tant de péripéties, vous deviez penser que tout est fini. Ben oui, presque. Nous avions passé le premier obstacle du certificat étatique, il nous fallait désormais légaliser notre union devant un juge ! Comme le disais les Shadocks : Pourquoi faire simple quand peut faire compliqué !
Donc, une heure quinze plus tard totalement transformés et sentant bon l’eau de Cologne, nous nous retrouvâmes dans le bureau du juge pour le chapitre final. Il s’agissait d’un médiocre bâtiment en brique rouge assez banal. Seule la plaque dorée annonçait la présence d’un juge pour mariage civil. A peine rentré, je découvris les décorations « originales » devrais-je dire ? Gardez en mémoire que c’était le jour de la Saint Valentin. Notre juge avait donc du goût. Voyez plutôt, cloches en papiers crêpons couvertes de poussières et fort décaties, fleurs en plastique qui aurait pu être utilisées aussi bien sur les tombes que pour les quincailleries du fin fond de la Creuse, et banderoles multiples avec « I LOVE YOU » Tout était là ! Oooouuuuh, aaaaaaah.
En attendant le juge, et pour rompre la monotonie de l’attente, je me lançai dans numéro de jonglage avec des torches, puis par une imitation encore originale à cette époque : le petit roquet de Sarkozy. Disposées dans une assiette en plastique, j’engloutis aussi les petites sucreries afin de calmer mes nerfs. Pour terminer avec cette description, sur le mur, je me pris à admirer une coupure jaunie d’un journal relatant que notre juge avait déjà marié 17000 couples. Super, on avait une vedette, une cé-lé-bri-té…Yeah ! Le Maître ultime du mariage. Paris-Match nous voilààààà !
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Quand il arriva …Je l’entendis avant de le voir ! Il faisait 1m12. Il était tout rabougri, un air de petit fripon fripé, et extrêmement âgé; les 17000 mariages avait laissé des traces. Il me fit penser à Yoda du film les « Révoltés du Bounty.» Il commenca ainsi :
« Euuuh, est-ce vous qui allez, euh, vous marier, euh ?» Annonça-t-il alors qu’il n’y avait que nous dans cette chambre froide. Tout de suite mon esprit exacerbée par onze kilos de bonbons nota que chacune de ses phrases était ponctuée par un « euh » accentué par un accent acadien à couper aux couteaux à huîtres. Un tic
verbal qui allait m’empecher de me concentrer.
(« Ebindidon Yoda t’es perspicace, hein ? Je ne savais pas que des gens pouvaient se marier tout seul ? ») Pensé-je lui répondre, mais mon respect envers mes aînés me retint.
« Bien, euh, bon ben on va, euh,  commencer alors, hein ? Ail ou Radis ?» poursuivit-il ce petit homme. Même, si la temperature n’était pas tres élevée, j’avais chaud. J’étais nerveux. Pour cette raison, et comme à chaque fois, je sortis mes meilleures blagues, aucune ne le fit rire. M’entendait-il ? 17000 mariages, rappelez-vous !
Fort heureusement, son sens de l’organisation et du spectacle pris vite le dessus, et de sa voix de commandeur, il nous instruisit de nous placer au dessous des cloches rouges en papier crêpon… et zouh, ce fut parti !
« Pascal, euh, avec toi la force est. Guider, euh,  essayé vais-je. Melangés, euh, mes mots sont. Que la Force et le bon vin, euh, soit avec vous ! » Annonça-t-il  en introduction! « Excusez-miiiiiiiiiii ? Lô pô compri skimô d’zzi ! » Interrompai-je un peu penaud, n’étant pas certain d’avoir tout saisi. Je n’eu pas le temps d’en dire plus puisqu’il commença sa mélopée bien maîtrisée. Celle-ci ne dura qu’à peine 5 minutes, puis il m’invita à répéter mécaniquement chacune des phrases qui devaient faire de moi le mari pur et parfait...pour l’éternité. Son accent était si marqué que je me pris à inventer les mots qu’il m’annonçait. Ce fut un peu comme lorsque vous chantez une chanson anglaise (ou bien même française pour certains d’entre vous !) dont vous ne connaissez pas les paroles. (Ne me dites pas que vous n’avez JAMAIS chanté en créant des mots, sinon je fais la vaisselle toute la semaine !)
Yanna hurla de rire durant cette cérémonie coup de feu. Moi, j’eu le sentiment d’être dans un autre espace temps -- « Me suis-je trompé de vortex, mon capitaine ? »

Enfin, quand arriva le moment de l’échange des anneaux…Yoda fut surpris. En effet, je donnai à Yanna sa bague (que je venait de retirer de son annulaire quelques secondes avant la cérémonie et que j’avais glissé subrepticement dans ma poche), et Yanna prétendit de me donner une bague. Imaginez une seconde la situation : ridicule et grotesque sans aucun doute ! (A noter que ma môman m’apporta ma bague - un joint de vidange, quelques semaines plus tard)
De son coté, notre petit gnome disparu sitôt sa bénédiction terminée, pour revenir une minute plus tard avec un certificat non officiel de mariage. (Un mauvais document crée sous Word 98…1898 !) Il nous offrit des crayons à bille gravés à son nom… Je rêvai !
Enfin, il termina par un mémorable : « Ca sera 30$ siouplait ! ». Romantique le Yoda. Un Yoda sans bulles, je dirais même ! (Oh, que je suis fier de ce jeu de mot!)
J'avais enfin ma carte verte..euh, j'étais enfin marié !


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Publié dans Divers

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E
ça me rappelle (toute proportion gardée) le maire qui nous a marié. Il est notaire dans la vie, il a débité tout les articles de lois à une vitesse...! Je comprenais rien et je croyais que j'achetais une maison. En plus mon ceur battais comme avant le départ d'un 800m (rappelle toi) mais non tout ça était gratos.
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P
Ah ouiiiiiiiiiii, vous aussi ? :-)<br /> Pour le 8...j'ai tout oublié !
Z
Merci bcp pour ton com,<br /> Ton blog est très interressant.<br /> bonne continuation
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P
Your welcome !
L
Je ne savais pas qu'il fallait un juge. Au Japon ça se passe à la mairie, tu paies tant et zou c'est fini en quinze minutes. Mais je ne comprends pas bien, il était francophone?
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P
Ici, il faut passer à la mairie, récupérer un papier (5 minutes et 30$) puis ensuite tu vas chez un juge (5 minutes, et 30$) Voili, voilou...c'est fini ! Bien sûr le temps dépend du nombre de personnes qui attendent !<br /> Pourquoi penses-tu que le juge était francophone?
C
word 1898 ! Vindieu ! Avec une imprimante à plume sergent-major?<br /> <br /> Il y avait un antivirus, un pare-feu et un antispyware sur le système, j'espère, sinon il risque d'y avoir des espions dans le contrat de mariage !<br /> <br /> Faut le relire régulièrement à la loupe anti-spyware !<br />
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P
Oui Word 1898...avec le stylet et tout le bazar...;-)<br /> La honte !