Pour le pire et pour le meilleur
TOP NEWS SPAM. Alors que je m’apprêtais à boucler mon article du jour, j’ai reçu un message extrêmement mal traduit de Monsieur Aristide Mbarou du Bénin, qui commençait comme ça : « C’était depuis hier que je devais vous envoyer ce message (timide l’Aristide ?),mais après beaucoup de réflexions(5 secondes puisque 50 millions de personnes ont reçu le même message) j’ai donc pris la décision de
vous l’envoyer(quel courage Aristide !), cependant il sonnera (ding dong!) comme une surprise puisque nous ne nous connaissons pas.(Ah bon ?) » Le reste est du même acabit lisez plutôt l'article de Forrest qui décrit tout ça bien mieux que moi !
Voici mon article qui je pense est plus divertissant !
Contemplant mon anneau d’or…
Les rayons du soleil illuminent encore mon esprit des souvenirs de cette journée mémorable. J’avais attendu si longtemps de rencontrer ma douce et tendre moitié. Des années durant, j’avais ermite errant, flâné, cherchant ma demie. Lorsqu’elle était apparue, j’avais su, et pour le meilleur et pour le pire, je m’étais uni. Laissez moi vous compter ce qui se déroula ce jour-là : Tout était plus ou moins préparé aujourd’hui, quand nous nous sommes levés à 6h31.J’etais enfin rasé. Mon slip repassé était accroché sur son cintre. J’étais prêt. Dehors, il faisait beau pour un mariage : la pluie tombait de façon pulvérisée, mais par chance la température était douce.
J’ai quitté ma fiancée ( pour encore un jour) vers 7h29 pour me rendre à mon travail sur ma bicyclette tout-terrain (20 minutes exclusivement en dénivelé négatif). Inutile de dire que j’avais la joie au cœur : j’allais enfin pouvoir obtenir ma carte verte… Euh, je veux dire, j’allais enfin me marier avec la personne la plus merveilleuse au monde : Yanna !
Nous avions prévu que cette dernière vienne me chercher à mon école vers 16h01 – Et cela juste après une dure journée de labeur à faire des collages, de la balançoire, du découpage, et bien sûr du chant… « Saaa-vez vous planter des chouuuuuux ? Aaaa la moooooooode, aaaaaaaaa la moooooooodeuuuuuuu, saaaaaa-vez vous plan-ter des choux… tralalalalalalaaalereeeu. » Assis au milieu des enfants, chantant faux et à contre temps, je me disais que les petits hommes avaient vraiment du courage et une mauvaise oreille pour supporter mes meuglements saccadés. Personne ne m’entendait, ni ne me voyait, ouf ! Mon honneur était sauf… Mais pour combien de temps ? Je reconnaissais que les chants médiévaux pour bambins n’étaient pas ma tasse de Coca-cola… Chacun son truc, non ? Mais je m’égare…
Vers midi, durant la pause cigarette avec Suzanne et Yolande,ces dernières me firent remarquer que l’heure choisie de 16h01 semblait un peu tardive pour une union ,même si celle-ci n’était qu’une union civile. Après un bref appel téléphonique, d’un commun accord, Yanna et moi décidâmes que 15h serait une heure adéquate. Je retournais à mes gommettes pour quelques heures supplémentaires…
Au fur et à mesure que la journée avançait, je ne pouvais m’empêcher de penser à ce mariage. Mes pensées étaient de la sorte : « Putiiiiiiii… Je n’y crois pas, je vais me marier… Pff… Encore quelques heures à être célibataire… Yanna est noire quand même… Enfin, presque noire… Café au lait crème, plutôt… Et puis, elle est américaine ! Enfin, je vais avoir mon fichu permis de travail… » Pendant quelques minutes Le doute s’installa dans mon petit cerveau certainement ramolli par deux heures d’intense collage de tortue en papier. J’étais coincé, je ne pouvais plus faire marche arrière… Surtout à vélo. Il devait être vers14h30, alors que je sortais mes petits monstres pour qu’ils irriguent à leur tour leur cervelet, lorsque je reçu LE coup de fil tant attendu (dring, dring, driiiiiiing !)… « Yanna m’annonce qu’elle arrive ! » me surpris-je à penser. Sans hésiter, je rassemblai mon petit troupeau d’humains avec mon fouet et ma trique, et je me précipitai vers le combiné téléphonique. « Yaaaaaaaaaaaaaannaaaaaaaaaaaaa ? C’est toiiiiiii ? (Yanna ?Iz-it iou ?- en V.O)» Roucoulai-je en tapant du pied.
« T’es où, ma petite outarde canepetière ? » continuai-je docilement - J’étais en fait des plus irrités car je venais de perdre mon tour de toboggan. « Ah ! Oui ? T’es là ma petite caille ? » Continuai-je d’un ton veule.
« Oui, je suis toujours à mon école. J’ai été prise au milieu de tirs croisés, je passe te prendre dans bientôt mon petit camembert (faisant référence non pas à mon odeur mais à ma couleur plutôt claire de mon épiderme)» Répondit Yanna le plus décontracté possible alors que de mon côté je stressais comme un malade.
«Yanna ? Euh, au fait, elle ferme à quelle heure la mairie d’Arlington ? Ça serait dommage que…Enfin, tu vois ce que je veux dire ma petite poule. » Me hasardai-je.
« Je ne sais pas mon petit chapon ! » (faisant référence à…Non mais ! Vous y avez cru, hein ?) « Mais attends une seconde…Un, deux, trois les petits pois… Je téléphone». Durant ces cinq minutes qui durèrent au moins 20 minutes, je patientai en me rongeant les dents de derrière... Scrunch scrunch ! Je n’arrivai même pas à lire le dernier Paris-Match. Quelques minutes plus tard…
« Allô ! Pascal ? Euh, comment te le dire… Ils ferment à 15h30… Il est quelle heure déjà ? » Me dit Yanna, toujours très relax - Trop relax à mon goût.
« Ben, il est 14h58, mon canard… » Terminai-je en m’évanouissant dans les chanterelles.
A SUIVRE
