Vengeance # 3
Désormais on arrive dans le vif du sujet…
La troisième catégorie est sans aucun doute ma préférée.
Je leur donne le nom coquet de « ZANTIS » à ces individus…
Une conférence avec eux et vous penser à arrêter la profession pour vous reconvertir comme mime chez Stevie Wonder ou sculpteur de glace en Namibie. Ceux-là, ils vous haïssent sans vous connaître, ils transpirent l’intolérance ; ils pinaillent sur votre instruction ; ils couinent sur vos méthodes ; ils se lamentent sur le menu de la cafeteria ; ils ont des a priori sur l’enseignement et les enseignants ; ils ont des milliards de questions sorties de je ne sais quel magazine (Paris-Match ou VSD aucun doute…) ; ils vous accusent sans honte que c’est de votre faute si leur enfant au QI surhumain ne sait pas additionner deux chiffres ou placer son pays sur un globe (Si, si c’est vrai tout ça !)
Je les suinte et les agriche ceux là Bla, bla, bla, (Y’a quoi à la télé ce soir ?) No comment. Finalement, bien souvent se détachent de ce groupe d’emmerdeurs, une sous-espèce tout aussi ennuyante qui arrive en se plaignant. Ils feraient à eux seul presque une seule catégorie. Ils trouvent que tout va toujours mal, que le temps est pourri cette saison, la chasse n’ouvre pas assez tôt pour le gibier d’eau, etc.
Allez, j’ai un exemple concret qui fait rire les collègues lors de nos soirées Bridge au café du coin.
« Un beau matin arrive, vêtus avec goût et finesse, Monsieur et Madame Hublot (j’ai changé leur nom pour préserver leur anonymat car leur vrai nom c’est : Trokons) Au premier abord, ils semblent être des « laipolis » mais cela ne dure qu’un instant car ça se gâte après leur avoir expliqué le plus diplomatiquement du monde que leur enfant (surdoué cela s’entend d’après leur description) ne fait absolument rien de rien dans la classe et ne comprend encore moins que rien de chez rien. Le père stoïque ne moufte pas d’un décimètre (Il restera comme ça durant toute la conférence : impressionnant et un rien désagréable de se faire dévisager comme ça par un type aux yeux d’amiante)
Donc, comme solution, la mère m’annonce qu’il faudrait que je change de place sa progéniture. Elle veut…non, elle désire…euh, elle exige que cela se fasse obtu-motu (extraordinairement expressément vite)
Aimablement, je lui annonce que cela n’est malheureusement pas possible dans la mesure ou chaque individu dans la classe à une place…hum, hum…stratégique. Sans suit une série d’explications de commentaires de la mère qui insiste que je dois « à tout prix déplacer » son enfant sous peine de procès en justice, et en accordance avec la loi de protection des cancres. Loin de me laisser abattre, je me mure dans le refus.
Bla, bla, bla (Ai-je sorti les poubelles ce matin ?)
Bla, bla, bla (Les injections je les fais maintenant ?) Je suis assez fort pour ce genre de choses, surtout avec les parents.
Enfin, après dix minutes où je m’évertue à lui explique que CE N’EST PAS POSSIIIIIIBLE, la mère m’annonce le plus candidement du monde : « (…) mais enfin Monsieur B. dites moi que vous ne pouvez pas changer mon enfant de place ! »
Je les plains les « ZANTIS » car arrive…à suivre.