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Mercredi 22 mars 2006

Commencons aujourd'hui par un petit proverbe espagnol:
La meilleure odeur est celle du pain;

La meilleure saveur, celle du sel;

Le meilleur amour, celui des enfants.
Débarrassé du coté intellectuel de l'affaire, je peux enfin me lâcher...

Depuis mon arrivée dans ce pays, j’ai eu l’occasion d’expérimenter de nombreuses activités d’adultes: un mariage, un achat de maison, un achat de voiture, et un achat d'un enfant.
Or, ce week-end ma chère et tendre femme est allée à deux « Baby Shower » - Prononcez « babi chaouwaire. » Comme chacun de vous a déjà fait au moins dix ans d'anglais, vous aurez tous traduit : « Douche de bébé »  Bravo !

What the Fioucke is a : « Baby Shower »?

Laissez moi vous conduire une nouvelle fois quelques années en arrière puisque j’ai moi-même experimenté cela.
En fait, je pourrait presque résumer de la sorte:
On arrive. On se cache. On surprend la femelle engrossée. On mange. On rit. La femelle ouvre ses paquets en criant : « Ouuuuuuuuuh ! Aaaaaaaaaaah ! » On s'étreint, et on part. Fin.
Simple et peu intéressant, hein?

C’est vrai, j'aurais pu simplement vous faire un résumé comme cela, mais il aurait été dommage que vous ratiez tout ce que je vivais de l'intérieur durant le déroulement épique de cette petite fête en l'honneur de ma femme-bidibulle.

Bon, alors c'est quoi une « Baby Shower »? 
Il s'agit d'une fête (surprise de préférence) pour les futurs parents (dans 99,99% des cas, c'est pour la future mère) - D'ailleurs à ce jour, je ne connais pas de « Baby Shower » pour le père mais cela doit exister tout comme les sous-pull en cuir.
Pendant la célébration, la future mère est entourée de ses amis et de sa famille. Elle reçoit tout un tas de choses nécessaires à l'accueil du bébé dans ce monde de brute. Ainsi, avant zi baby shower Yanna était allée passer une journée dans un magasin pour bébé afin de sélectionner tout le matériel dont nous allions avoir besoin pour notre petit bébé. A savoir,  le biberon Mickey, la bavette Mickey, les couches Mickey, le pyjama Mickey, le radiateur Mickey, les « Runnings » New Balance modèle 863 taille 43.5, et ça pour les chats du voisin. Les invités n'avaient plus qu'à choisir ce qu'il voulait NOUS offrir. Pratique et économique comme disait Napoléon en passant la Vistule.

Je vous le disais plus tôt, il s'agit en général d'une fête surprise. Or, dans le cas de Yanna, une amie avait vendu la mèche - pas la mienne ouarf, ouarf,  au moins 14 fois la semaine d’avant, si bien que le jour dit, cette dernière me demanda alors que je quittai la maison "Honey, à quelle heure vous allez venir me chercher? Que dois-je mettre? Quelles chaussures?"
Tant pour une surprise, hein ? Chite !
Le jour arriva. J'avais décidé de porter un maillot de bain et des lunettes de natation. N'y avait-il pas « douche » dans Baby Shower...il devait avoir quelque chose avec de l'eau...il fallait que je sois prêt, non mais sans blague !  
Les nombreux invités arrivèrent à l'heure fixée par les gens qui fixent les heures des surprises. Parfait, nous allions pouvoir "surpriser" Yanna. C'était sans compter sur le fait que la personne censée aller récupérer Yanna ne se perde pour arriver à notre maison, et fasse patienter tout ce petit monde pendant plus d'une heure.
Heureusement que ma belle doche avait prévu des hors-d’œuvres très fins: glaviotes frits, pruneaux au vin, soufflés de sanglier, tartes de rhinocéros, et brochettes d'épinards.
Quand Yanna arriva, un silence total régnait dans la salle qui une minute auparavant vibrait au son de rires multicolores. Pour ajouter à l'effet surprise, la lumière avait été éteinte. Seul un bébé, dans le fond de la salle, poussait un geignement. Il fallait que je m'y habitue. Mentalement, je me faisais une petite note: « Achetez des boules Quies et un radiateur en fonte! »
Enfin, lorsque la porte s'ouvrit, comme par magie et d'un commun accord, l'assemblée poussa: « SUUUUUUUUUUUUUURPRIIIIIIIIIISE ! » Et quelle surprise, c'était Jeanne Mas !
"Toute, toute première fois...Toute, toute première fois..."Toute, toute première fois...Toute, toute première fois..."
Meuuuuuuuuuuh, non,  c'était ma femme-bidibulle. Elle rayonnait. Elle feignit la surprise puis elle alla voir chacun de nos merveilleux invités, donnant a chacun une attention toute particulière, comme seule Yanna savait le faire. Moi, j'étais déjà saoul, nu, et je dansais sur les tables en chantant : "Voyage, voyage" de Deriseless. 

Ensuite, après un jeu, auquel je ne participai que brièvement, ce fut l'ouverture de les cadeaux de les amis que nos généreux amis avaient eu la bonté d'offrir.
Autant dire qu'à la fin de cette fête, j'étais lessivé, vidé, rincé, mouillé, lavé, douché...c'était donc ça, une « Baby Shower », hein ?

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Par Pi - Publié dans : Société
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Mardi 21 mars 2006

« On habite là. L’école est là. La ville de Washington est là. Surtout, oui surtout ne vas jamais LÀ ! Tu m’entends, ne va jamais là. C’est hyper méga arch’ment dangereux. » Me dit Marguerite en laissant glisser son doigt sur la carte.
Voilà comment la mère de la première famille pour laquelle je bossais, instilla en moi la peur urbaine. Moi, petit rural profond que j’étais, je laissai bien souvent les portes et les fenêtres ouvertes de cette maisonnette. On me réprimandait, mais l’air frais circulant dans les pièces était bien meilleur, à mon goût, que l’air « retravaillé » par le climatiseur.
Je m’y habituai, mais il y avait pire. Ainsi, enfermé dans la maison à la limite…mais enfermé dans la voiture ! Et oui, quand au début de notre relation ma future femme m’ordonna de fermer à clés les portières, je me dis qu’elle en faisait un peu trop pour me garder. Non, non, c’était monnaie courante dans cette ville. Je m’y habituai aussi. Désormais les véhicules ont quasiment tous un verrouillage automatique des portières durant la marche. Why ?

Alors, ironie du sort, je vis depuis 6 ans LÀ où elle m’avait dit de ne jamais aller cette bonne dame. Il faut reconnaître que la ville de Washington a bien changé. Quand je suis arrivé, il y avait grosso modo 365 homicides par jour par an. Aujourd’hui, il y en a un tiers de moins. Ça rassure hein ? Dans notre quartier, je n’entends plus beaucoup de coup de feu, et le dernier meurtre date de plus d’un an. Certes,  il y en a eu un double homicide, il y a deux semaines mais c’était à deux blocs donc ça ne compte pas.

Vous devez alors penser : « Mais c’est une vie de fous de vivre dans la peur ainsi ? »
Je vous rassure : fou, je l’étais avant, et j’ai une approche très cartésienne face à ces statistiques. Ainsi, sur les 250 homicides qui se produisent chaque année, 247 sont liés à des affaires de drogues ou à des altercations entre des gens qui se connaissaient auparavant. Sachant que j’ai arrêté le commerce de stupéfiant il y a cinq ans (je vends désormais des os humain sur Ebay), et que je n’ai aucun ami, et bien, vous l’avez compris les risques sont maigres de se faire descendre comme un vulgaire lapin.

Heureusement, la Vie vous offre une foultitude d’autres excuses pour vivre dans la peur.
Jugez un peu :
Peur de l’attentat…et ces bâtards nous le servent à toutes les sauces
Peur des automobilistes enragés…à bicyclette, à bicyclette, à bicyclette !
Peur de ne plus plaire…trop tard pour moi, je ne me plais plus.
Peur de la mort…21 août 2042. I got plenty of time.
Peur des clones… « Bonjour, Bienvenue sur Europe Télévision, et  bon dimanche de janvier 2548. Je suis Michel Drucker et je vais vous présenter ma nouvelle émission : Vivement Dimanche Dernier. »
Peur des Extra-terrestres…Lesquels E.T ou Alien ?
Peur de l’avenir de la planète … « Tu vois petit, de mon temps, il avait de la neige et de des forêts tropicales là. Et puis cet animal, et bien je l’ai vu en vrai ! »
Peur des OGM… « 
Vous reprendriez bien un peu de pop-corn à la fraise bleue ? »
Peur des moustiques …Avec le chat, c’est la seule créature que j’écrabouille avec plaisir.
Peur du manque d’eau … « 
Excusez-moi, c’est vraiment indispensable de laver votre voiture pour la seconde fois cette semaine? »
Peur de l’huile partiellement hydrogénée … « Quoi vous me dites que c’est du chocolat, ça ? »
Peur de la maladie… « Mmmm…c’est donc vraiment grave, hein ? Mais j’ai bingo mercredi. »
Peur de décevoir les lecteurs de blog …Trop tard
Peur de la bombe nucléaire… « Et vous me dites que c’est pour simplement pallier au manque d’électricité dans les campagnes ? »
Peur du jugement dernier… « Comment ça Il est occupé, mais cherchez bien, je dois être sur la liste. Nous sommes le 21 août 2042, non? »
Peur de la viande folle … « 
Tu ne finis pas ta viande au prion ? »
Peur des virus… « Viens poupoule, viens poupoule. Atchoum ! »
Peur de vieillir … « Non mais, viens ici que je t’attrape sale petit jeune merdeux. »
Peur de l’administration Bush  
Etc.
L'Homme a certes toujours eu peur de quelque chose (Zidane pour président), mais ces derniers temps il
semblerait qu’on cherche à nous stigmatiser et à nous effrayer quotidiennement. Cela par pur plaisir et par simple intérêt.
Ça m’agace.
Alors hier, tandis que je tapais mon fiston contre un musée  je me tapais un musée avec mon fiston, je fus heureux de découvrir cet immense poster plein d'optimisme où se trouvait la phrase proposée, à plus de 90 délégués des Nations Unies, par l’artiste Jim Hodges :
                                         Don’t Be Afraid
C’est vrai ça, n’ayez pas peur, et puis « Ça pourrait être pire » alors…

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Par Pi - Publié dans : Société
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Lundi 20 mars 2006

Il est temps aujourd’hui de discuter d’un terrible problème qui affecte des centaines de milliards de parents chaque week-end : le gardiennage de son petit.

Faut-il les garder enfermer dans le sous-sol accroché au radiateur avec une petite assiette de tapioca ? Faut-il louer les services d’une baby-sitter certifiée conforme selon la loi 1901 ? Ou bien faut-il les « emmener avec soi » ?

Faisant partie de la catégorie chère au Maréchal les « infamous » PMT (un discount please), mon épouse et moi dans 102% des cas prenons notre petit avec nous. Nous avons commencé très tôt à le conditionner l’habituer à la vie en société.
Lorsqu’il était dans le stage « petit rocher », tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes. On le posait à un endroit dès notre arrivée, lorsqu’il pleurait Yanna lui offrait ses mamelles gorgées de nectar (enfin ce qu’il restait car moi j’aimais ça aussi et je crachais pas sur la
tétine  – ATTENTION NUDITE), il dégazait bruyamment, et il se rendormait aussitôt.
Fin. Paix.
Puis, quand la possibilité de la station debout lui fut offerte, celle-ci combinée à la possibilité de se déplacer relativement rapidement dans différentes directions, nous dûmes nous adapter. En fait, nous venions de franchir un point de non-retour. Désormais, il fallait le regarder, le guetter, l’espionner. Notre maison devenait une zone hostile qu’il fallait réorganiser. Je dus :
-Cacher les poudres, les bombes, et les liquides caustiques.
-Consommer mes cachets.
-Boire mes millésimes.
-Recycler mes seringues.

-Eventrer mes bas de laine.
-Sucer mes patches.
-Couvrir les prises électriques.
-Renifler ma poudre.
-Manger mon chocolat.
-Fumer mes Cobihas.
-Sceller les portes.
-Barricader les escaliers.
-VendRE mes timbres.
-Murer les fenêtres.
-Brûler mes Paris-Match Edition Spécial Monaco.
-Effacer mes VHS triple X.

-Décapiter les chats du voisinage.
L’univers devint « Child Proof » ou du moins tenta de le devenir, car j’ai depuis découvert qu’un enfant de 3 ans dispose d’un sens de l’exploration hors du commun, enfin hors de mon commun. « Je t’ai dit pas le dentifrice sur le visage, cela ne veut pas dire DANS LES CHEVEUX NON PLUS ! »
Ainsi quand nous fûmes invités chez des amis « Childless », je proposai à ma moitié de le  laisser accrocher à un arbre notre petit homme. Il n’était pas question de le laisser indépendamment explorer la demeure de ces « gens-là ».
« Quoi que… » Pensai-je, cela pourrait être l’occasion de bien rire et de faire un billet blog (c’est ce que j’appelle la déformation professionnelle du bloggeur) Il nous accompagna.
Aussitôt la porte franchie, je sus que cela avait été une idée lumineuse une grosse erreur. Une fois nos pelisses offertes à la maîtresse de maison, notre petit garnement se précipita vers la table en verre qu’il s’empressa de couvrir d’empreintes et de bave. J’eus beau le tancer vertement pour affirmer mon autorité, le petit être épileptique se précipita aussitôt vers la collection sublime d’urnes en porcelaine de Ming. Oui, la soirée s’annonçait longue. Elle le fut. Nous nous relayâmes donc pour l’arracher aux fils d’une lava lampe ; nous allâmes le récupérer dans les toilettes en train de faire des expériences. Je le  cite : «But Dad, I was trying to measure how long the toilet paper was ! »

Ainsi, c’est promis la prochaine fois c’est au sous-sol qu’il restera, et puis je l’ai menacé de lui couper son abonnement à "Toupie" alors…

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Si vous tombez par hasard sur cette photo sachez que mon fiston a pris beaucoup de plaisir à se faire attacher. A -il le même sens de l'humour que son papa, je ne sais ni? En outre, il  n'a pas voulu être détacher tout de suite, il trouvait ça drôle. Pire, il a même eu l'idée de mettre du scotch sur sa bouche. Mais que font-ils à l'école?

Par Pi - Publié dans : Divers
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Dimanche 19 mars 2006

Je continue ma croisade

Comme je le notais hier, ce billet est né de la lecture d’un article paru dans  le Washington Post il y a quelques semaines. Calé dans mon pouf en rotin, je n’ai pu que réagir de la façon suivante : En enfonçant des cotons tiges dans de la pâte à pain non cuite, et en écrivant. On réagit comme on peut me direz vous.
Ainsi, cet article faisait référence à un homme, Monsieur Jambon (oui, oui c’est son vrai nom), pour ne pas le nommer, véritable croisé de cet évangélisme créationnisme. Ce mouvement existe depuis une vingtaine « damnés » à les zeta zunis de les zamerik, mais il devient de plus en agressif un peu partout dans le pays. Rebondissant sur la vague du renouveau chrétien qui pourri la société américaine, Monsieur Jambon en a profité pour devenir riche et produire des dizaines de livres et vidéos, des émissions de télés, et des programmes radios. Il a aussi crée des livres visant uniquement les enfants : « L’Alphabet en rimes »
 « A is for Adam
God made him  from dust
He wasn’t a monkey
He looked just like us »
Je vous laisse le soin d’imaginer les petits poèmes pour les autres lettres.

Enfin, ce dernier est en train de construire un musée de la Création de 25 millions de smouchchniks. 25 millions de…Putiiii, ça en fait des Chupa Chups !
Voilà quelques morceaux choisis d’une de ses présentation dans une école (Quelle école ? je ne le sais pas, mais le simple fait qu’il ait été autorisé à présenter dans une école me fout le vertige) :
Mr Jambon : « Les enfants (il y en avait 2300 devant lui), si un professeur vous parle du Bing Bang ou des dinosaures. Levez la main et dites : Etiez-vous présent monsieur/madame? Certaines personnes vous diront alors : « Ben toi non plus tu n’étais pas là. » Vrai, mais je connais quelqu’un qui était là, et j’ai son livre sur l’histoire du monde » Gronda la bestiole tandis qu’il levait la Bible devant ces petits esprits modelables à souhait. Il enchaîna.
Mr Jambon : « Qui est celui qui est toujours parmi nous ? »

Les enfants : « Dieu !»
Moi, j’aurais dit mon sale voisin et son chien au cul merdeux, mais bon…
Mr Jambon : « Qui sait tout ? »
Les enfants : « Dieu ! »

Moi, j’aurais dit Igor et Grichka Bogdanoff, mais bon…
Mr Jambon : « Qui doit-on croire, les scientifiques ou Dieu ?»
Les enfants : « Dieu ? »

Moi, j’aurais dit ma mère car « ma mère elle a toujours raison que même ! », mais bon…
Mr Jambon : « On se lève tous pour ?»
Les enfants : « Dannette » A noter que cette dernière question n’a pas été posé, elle n’a pour unique objectif de vous faire rire car je vous sens tendu ces derniers temps. Merci d’adresser vos plaintes au 1600 Pennsylvania Avenue, à Washington DC.

Lorsque l’animal est interrogé sur des points bien précis de la Genèse, il vous fournit des réponses que je qualifierais, hum, hum, d’originales - À noter que ce qui suit est véridique, hein ! Pour une fois je n’invente pas et je n’ai pas pris de drogue non plus !

Allez rions un peu :
Question : « Comment Dieu a-t-il mit les dinosaures dans l’arche de Noé ? »
Monsieur Jambon : « Il avait pris des bébés »
Question : « Pourquoi les T-rex n’ont pas mangé Eve ? »
Mon Jambon : « Parce qu’ils étaient végétariens jusqu’à ce que le pêché d’Adam apporte la mort dans le monde
Je vous le dis moi avec cela, le schmilblick ne va pas aller bien loin.
Tiens au fait le schmilblick était-il dans l’arche lui ?

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Par Pi - Publié dans : Société
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