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Jeudi 2 mars 2006

Si vous arrivez ici sans avoir lu ça , it will not make any sense.

Arriva la fin d'année. La période favorite pour chasser les voitures. Dans mon magazine de peinture sur coquille d’huître, 4 publicités sur 3 était une publicité de voiture. Je salivai, je bavouillai, et je commençai à rêver d’un véhicule surpuissant de couleur rouge avec un petit cheval cabré sur le capot.

Nous étions prêts à lâcher des milliards de dollars. La chasse pouvait commencer.

Le dimanche 23 décembre, Yanna et moi nous dirigeâmes clopin-clopant chez le concessionnaire numéro 3. El numéro Three. Il était tard, il faisait nuit, les bars étaient fermés, et quelques flocons tombaient sur nos visages radieux, et puis fondaient, et puis tombaient, et puis fondaient encore, et puis ils tombaient encore (Quelle jolie image, hein ?)

Alors que nous brossions les quelques flocons qui n’avaient pas eu le temps de fondre sur nos sous-pull, arriva un vendeur qui nous sorti le baratin habituel. Il nous proposa de rentrer à l’intérieur pour « discuter » du prix, et pour boire un vin chaud parfumé à la cannelle. Amusés, assoiffés, nous acceptâmes. (on est de supers bons négociateurs, hein?)

Et là, ce fut la grosse rigolade ! Le type, puis son collègue vinrent nous sortir flagorneries sur flagorneries. J'avais pitié pour ces "gens-là" (on est de supers bons négociateurs, hein?)
 « Mais mes chers amis, là c’est l’occasion de l’année. Je vous fait un cadeau de Noël » Oh non, je rêvai,  comment osait-il nous sortir ça ! J'eus l'impression qu'ils nous prirent pour des lombrics désencéphalisés. Enfin, nous écoutâmes, nous apprîmes, et nous promîmes de revenir plus tard. (on est de supers bons négociateurs, hein?)
Nous ne revînmes point.
Au début de nos recherches, nous avions laissé pas mal de messages à droite à gauche chez divers concessionnaires. Juste après Noël un type nous contacta pour nous annoncer qu'il avait le modèle que nous recherchons (la R16 Diesel en jaune).
 « Mais vous comprenez ma mère est à l’hôpital dans l’attente d’un lifting du dos, et d’un pontage du métatarse. Siouplait, vous me l’achetez la R16 ? » Next ! (on est de supers bons négociateurs, hein?)

Fatigués, nous nous dirigeâmes ainsi vers le concessionnaire numéro quatre. El numéro quatro. Ce fut le même jargon, la même litanie, et un prix peu intéressant. Nous « discutâmes » un temps (on est de supers bons négociateurs, hein?),  et nous lui annonçâmes que s'il baissait le prix de son véhicule de quelques milliers de dollars, que s’il nous rachetait notre petite Japonaise à un prix raisonnable, et que s’il me promettait une entrée gratuite pour le prochain concert des Barbapapas Sénégalais, il avait de sérieux acheteurs. J’insistai sur « sérieux »(on est de supers bons négociateurs, hein?)

Well, ça ne rata pas. (on est de supers bons négociateurs, hein?)

Le 30 décembre dans l'après-midi, nous partîmes acheter une voiture.

Enfin, c'est ce que nous pensâmes.

On nous montra le véhicule, on discuta des options (on est de supers bons négociateurs, hein?)... bla bla siège éjectable... bla bla...comme la Batmobile...blablabla...rayon laser…Finalement notre vendeur s'éclipsa, pour laisser la place à « l’Abruti ». Celui-ci s'assit en face de nous, examina nos papiers, l'air songeur avec ses sourcils froncés - peut-être avait-t-il des hémorroïdes purulentes ? Je voyai venir la ruse minable, et ça ne rata pas, il nous sorti: « Hum, hum, le prix que l'on vous a donné pour la voiture... vous savez, il y a les options... je crois que ce n'est pas possible. »

Je rigolai à gorge déployée avant lui glisser mon index sous la paupière tout en lui tirant la lèvre. Oui, quel abruti ! Le voilà qu’il retombait dans « les coups des concessionnaires » D'un commun accord, Yanna et moi décidâmes de quitter ces « perdeurs de temps ».  J’avais ma leçon de flutte de paon à 14 heures de toute façon. (on est de supers bons négociateurs, hein?)

Cependant, suite à notre intransigeance, celui-ci nous retint, et dit qu'il allait, je cite : « Peut-être faire un effort  pour nous » Oui ! Rien que pour nous !  A ce moment là, mon sphincter lâcha sur le sol les bulots mangés la veille. N'avait-t-il pas d'autre ineptie à nous sortir ? (on est de supers bons négociateurs, hein?) Quel abruti !

Seulement, la négociation n'était pas terminée. Patenkor. Nous avions obtenu le prix désiré pour la voiture, désormais il nous fallait leur vendre notre petite japonaise. S’en suivit des tergiversations de vendeurs de tapis qui m’épuisèrent et me rendirent irritable. (on est de supers bons négociateurs, hein?)

L’Abruti, tout autant désespéré que nous (on est de supers bons négociateurs, hein?), nous retint plusieurs fois (on est de supers bons négociateurs, hein?), et décida d’aller voir  son big boss de la mort, le chef des indiens, le grand manitou, à savoir : Le Trokon. (on est de supers bons négociateurs, hein?)

Celui-ci nous ignora presque, s'enquit du problème, et nous offrit une misère pour la petite Japonaises. Ce n’était pas sans compter que Luke Skywalker et Princesse Leia étaient du genre "chiants-de-chez-chiants".(on est de supers bons négociateurs, hein?) La conversation dura à peine deux minutes(on est de supers bons négociateurs, hein?); il refusa notre offre. Nous partîmes (enfin!) sans voiture.(on est de supers bons négociateurs, hein?)

Le 31 décembre...

Alors que j’étais en train de vider ma boite aux lettres électronique de messages m'offrant:

-- de faire augmenter mon sexe au delà du raisonnable.

-- des photos de tortue nues.

-- une aventure financière sans risque au Mozambique.

Notre petit vendeur du concessionnaire numéro quatre nous rappela. (on est de supers bons négociateurs, hein?) Celui-ci me demanda si nous avions réfléchi. Le plus poliment du monde je lui annonçai que « Trokon » était vraiment trop con avant de lui passer Yanna. Je n’étais pas sans ignorer que plus ils avaient d'interlocuteurs, plus ça les agaçait. (on est de supers bons négociateurs, hein?) Nous fîmes une ultime proposition C’était à  prendre ou à laisser (on est de supers bons négociateurs, hein?) Il se tut et nous promit de nous rappeler soon.
Vous en avez marre ? Bien mettez vous à ma place, hein ?

A 14h13, il nous rappela. Ils acceptaient tout ! (on est de supers bons négociateurs, hein?) Notre offre d'achat, le rachat de notre petite japonaise, le rachat de mes devises pakistanaises, et enfin, l'émission d'un timbre-poste à mon effigie.(on est de supers bons négociateurs, hein?)

C'est ainsi, que vers 18h en ce jour du 31 décembre 2001, ma femme et moi devîmes propriétaire d'un nouveau véhicule. Je vous passe les détails concernant la signature du contrat, mais autant vous dire que nous avons été aussi chiants que la loi nous l’a permit.

Alors si avec ça, on est de supers bons négociateurs, hein?

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Par Pi - Publié dans : Divers
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Mercredi 1 mars 2006

J’ai une profonde horreur de la mécanique. L’huile qui tache mes mains manucurées me fait vomir, car même après avoir frotté comme un malade pendant des heures avec une pierre ponce, il y en toujours qui reste dans les petites rides de la peau.  La tête baissée mirant des pistons, ou la moitié du corps glissé sous un châssis, ce n’est pas mon truc non plus! Je laisse donc cette tache (d'huile) à ma tendre femme, et puis c’est SA voiture, moi j’ai mon petit bicloune qui me sied si bien.
Voilà, nous sortons tout juste du garagiste pour la révision des 60000000000 miles, et cela me rappelle comment notre chère « VidabeuleIou » fut acquise.

Bref, tout avait mal commencé lorsqu'il y a un peu moins d'un an, après un périple dans les Appalaches pour célébrer notre anniversaire de mariage, notre petite japonaise décida de rentrer dans le troisième âge. Deux semaines plus tard, celle-ci faisait une attaque cardiaque sur l'autoroute, me laissant bloqué dans un quartier de Washington fort connu pour ses usines de fabrication de table de ping-pong, ainsi que son commerce lucratif de produits hallucinogènes. Sans téléphone portable, je dus me résoudre à utiliser une cabine téléphone. Ce fut court :
MOI: « Yanna la voiture est morte. Peux-tu venir me chercher, il y a plein de gens autour de moi qui n’arrive pas de me demander si j’en veux ! »
ELLE:  « Ne bouge pas j’arrive. Je répète NE BOUGE PAS. J’ARRIVE. Do you copy ? Roger » Pendant cette attente, je me fis offrir 14 fois des graminées, et 12 kilos de farine, tout un tas de petits cailloux, et une multitude de cachets multicolores. Il n’y avait pas à dire, les gens du quartier étaient sympas.

Après diverses réparations, nous décidâmes de changer notre petite japonaise pour une grosse allemande. Malheureusement, mon champs de cornichons n'avait pas bien donné, et ce désir alla rejoindre la « boite à désir » dans le fond du jardin. Il allait falloir être patient et économiser sagement comme Blanche Neige et Rintintin.

A cette époque-ci nous étions allés (par curiosité) chez le concessionnaire le plus proche de notre demeure. Celui-ci nous avait alors accueilli le plus chaleureusement du monde par un mémorable:

« N'oubliez pas les patins, je viens de cirer ! Que puis-je faire pour vous mes jeunes gens ? » Cette remarque aux premiers abords choquante eut un sens lorsque nous découvrâmes que ce concessionnaire visait une clientèle dont nous ne faisions pas partie.

Suite, à son comportement des plus répulsif, je concluais notre entretien par un mouvement circulaire de ma jambe gauche, et je frappais cet imbécile au niveau de la mâchoire inférieure. A peine avait-il atteint le sol, qu'un second mouvement circulaire, de ma jambe droite cette fois-ci, venait faucher ce cuistre dans ses gonades ainsi exposées. Restant prostré dans une pause fort respectueuse, j'enchaînais par ces quelques mots: «  Il l'a font en intérieur cuir celle-là ? Kaaaaaïïïï ! » Yanna et moi quittâmes cet établissement maudit en déversant du sable grossier sur le parquet nouvellement ciré. Ce fut donc le premier CON-cessionnaire.

Notre chasse repris quelques mois plus tard vers le début décembre si ma mémoire est exacte.

Lors d'une magnifique journée d'automne, nous allâmes chez le concessionnaire numéro deux. Nous fûmes chaleureusement accueilli par un vendeur fort aimable, et avec lequel Yanna sympathisa rapidement (okay, okay, Yanna sympathise avec n'importe quelle créature humaine, mais bon !)

Celui-ci, à notre grande surprise, nous laissa conduire à travers la Virginie, deux modèles différents (une R16 Diesel, et une Fuego cabriolet). Nous en fîmes des Doughnuts sur le parking, je vous le dit !
Emballés nous le fûmes. Allâmes-nous signer ? Non, « patenkor » ; il nous fallait continuer nos recherches. A SUIVRE.
Ci-dessous la photo avec ma premiere voiture ! (c'était il y a longtemps, donc ma coupe a bien changée!)

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Par Pi - Publié dans : Divers
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Mercredi 1 mars 2006
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Mercredi 1 mars 2006
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Par Pi - Publié dans : And now something completely different
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