Je savais que ce jour allait arriver, mais peut-être pas aussi rapidement. La vie quelque fois prend des tours que l’on n’imagine pas. Et pourtant Dieu sait si j’en ai de l’imagination, non ? Et puis finir par une pirouette suite à un billet sur le cirque, j'avoue que c'est fort...
Voilà, ceci est mon dernier billet blog.
Je répète pour ceux qui sont sourds, ceci est mon dernier billet blog.
A travers ces 5 mois de publication quotidienne, avec un minimum syndical que j’avais fixé à 500 mots, je me suis échappé, évadé, et énormément amusé. J’ai passé avec certains d’entres vous de bons moments, et j’ai découvert que non seulement j’aimais l’écriture beaucoup plus que mes notes scolaires l’auraient laissé imaginer, mais en plus, écrire m'amuse.
En lisant certains blogs, j’ai souri, ri, pleuré, hurlé, vomi, et mouillé mon tergal tout neuf.
Bref, je veux vous quitter en remerciant la cinquantaine de personnes qui viennent me lire et commenter quotidiennement, amis ou non amis, connus ou inconnus. Merci.
Je laisse cet espace en sachant que :
J’aurais bien voulu atteindre la qualité de la prose d’un Tant-Bourrin ou d’un Saoul-Fifre, mais bon je suis trop jeune…
J’aurais voulu atteindre la créativité et réactivité d’un Byalpel, mais bon je suis trop sportif…
J’aurais voulu atteindre la consistance de Master Ludo, mais bon je suis trop loin…
J’aurais bien voulu être capable de dresser des hyènes comme le fait si bien Bakemono, mais bon je suis trop couard…
J’aurais bien voulu être capable d’écrire de petites nouvelles comme le fait si bien CG, mais bon je suis trop nul…
J’aurais bien voulu raconter de petites histoires quotidiennes comme le fait missmio, mais bon je suis trop vieux…
J’aurais bien voulu continuer à faire des lessives de chat comme le fait Antenor, mais bon je laisse ce privilège au maréchal…
J’aurais bien voulu continuer à discuter avec Twig via le chat, mais tout le monde sait que je n’aime pas les chats…
Oui, y’en a des choses que j’aurais voulu faire…
Un jour peut-être...en France.
Le Maréchal sera content car il s’agit ENFIN d’une histoire qui finir mal.
A bon entendeur salut, je quitte ce blog petitement à petits pas et dans la tristesse.
Bien à vous. Je vous laisse. J'ai triste.
THE END.
On m’a souvent accusé de faire le clown, mais pourtant je n’ai jamais eu de nez rouge, de chaussures surdimensionnées, de cheveux orange, et un pantalon à bretelles, bien trop large. Voilà en gros l’image du clown que nous portons tous en nous, non ? Ce personnage jovial, bouffon, et optimiste à outrance.
Ces dernières années, le clown a pris un côté beaucoup plus effrayant (ici dans une école) , à mon goût, que le fameux Pennywise de Monsieur King. Je devrais ajouter qu’avec l’âge, les clowns j’ai appris en m’en méfier, c’est terrible!
Cependant, hier soir, une fois n’est pas coutume, refusant de rester prisonnier de mon anuptaphobie, j’ai emmené ma petite famille au cirque. Cela faisait des lustres que je n’avais pas assisté à une telle production. Mon petit fiston commençant à comprendre qu’il y a une vie en dehors de bouffe, Lego, et pipi/caca, nous pouvons enfin le sortir à l’air libre.
Placés au premier rang, nous avons assisté à une performance qui a laissé cet animal aussi excité qu’un aï sous sédatif. Ainsi, Bello le clown vint voir mon petit tandis que celui-ci consommait son pop-corn, et peu impressionné par ce dernier, il le regarda, le jugeant fort mal vêtu sans aucun doute, et continua à grignoter ses graines.
Hormis les numéros classiques comme le couple canon (pas canon, mais canon, comme canon boum boum, hein ?),Taba et ses tigres (pas Tabac hait ses tigres, hein ? Non mais dois-je tout expliquer ici ?), et les numéros de jonglages et de voltiges habituels (Les voltigeurs de nos jours sont tous attachés donc aucun risque de voir un humain se transformer en pizza suite à une chute dans la sciure.) Cependant, je fus impressionné, athlète que je suis, par les « Windy acrobats » des joueurs de basket « hors du commun. » - de véritables Harlem Globes Trotter sous stéroïdes. Ça bondissait de partout, j’en avais mal au cœur. Le cirque se modernisait donc, enfin quand je dis le cirque, je devrais préciser le cirque tel que la télévision de mon enfance me le montrait les dimanche après-midi, quand Jacques Martin n’était pas présent. Le "Cirque du Soleil" a depuis longtemps rendu obsolète les Barnum et autres Ringling Brothers.
Les souvenirs de cirque remontait à ma jeunesse lorsque chaque année passait dans mon « petit-village-dont-je-dois-taire-le-nom .»
D’abord une campagne d’affichage agressive précédait l’arrivée de la troupe. (j’ai par ailleurs noté que ces petits cirques de villages continuent à arpenter la France, l’été, près des "stations balnéaires de la plèbe.") Quelques jours plus tard une 4L usée circulait dans le village annonçant dans un nasillard mégaphone, l’arrivée d’un cirque !
O joiesirie et pépitements rondains (cette phrase ne veut rien dire, mais elle me plait!)
Le lendemain, il s’installait sur la place de la marie. Le chapiteau était monté en quelques heures. Du jaune et du bleu, du jaune et du rouge. Petit cirque, petits animaux. Ayant la chance d’habiter à coté de cette place, j’allais voir ceux-ci venus paître l’herbe grasse du pré communal. Un lama, un chameau, des poneys, voilà en quoi se résumait la "basse-cour". Ces animaux usés, vieillis, faisaient la joie des petits ruraux que nous étions. Nous étions émerveillés. Et puis cela changeait des poules, des cochons, des oies, et des okapis que je fréquentais l’année durant. Le spectacle en lui même n’avait rien d’extraordinaire, mais pour un enfant cela avait quelque chose de magique.Je rentrai à la maison en rêvant de devenir clown.
Cela ne s’est jamais fait, cependant j'ai peut-être raté ma carrière car ma femme n’arrête pas de me dire :
« Pascal arrête de faire le clown !»
EN GREVE
Pour comprendre cliquez ici.
Depuis le 1 er janvier 2006, le salaire minimum pour un salarié travaillant dans le District of Columbia est de $7. Sept misérables petits dollars pour une heure de sueur, à raison de quarante heures par semaine. Le minimum fédéral étant de $6, les salariés à Washington devraient bomber le torse, hein ? De plus, de quoi se plaignent-ils quand dans une grande partie de les zeta zunis de les zamerik, le minimum est $5.15 par heure (Record pour le Kansas avec $2.65 de l’heure, pour ceux qui pensent venir chercher un job d’été – la moisson en particulier). Si j’ai bien tout calculé cela donne environ $1120 brut par mois, ou $ 730 net, si vous avez de la chance que votre employeur vous offre une couverture sociale. Le prix moyen d’une maison à Washington est de $371.000. Aïe !
Moi, je me demande comment les gens survivent.
De nombreux petits jobs, qui font que le chômage traîne autour des 4%, n’offrent rien d’un point de vue couverture sociale. Donc tu peux bosser 70 heures, avoir trois jobs (un pour la journée, un pour le soir, et un pour le week-end), et survivre tout juste avec ta petite famille.
Quant aux vacances ne m’en parlez pas, si vous en avez elles sont dérisoires. Une semaine la première année (si vous avez de la chance), deux la seconde année, et trois semaines après 35 ans de bons et loyaux services dans l’entreprise. Disposer de plus de trois semaines cela est assez rare, à la limite cela serait mal vu (« Je travaille donc je suis »). Cet exemple des vacances est valable pour ceux qui travaillent à temps pleins car les autres (une grande partie) qui sont embauchés en « part time » rament dans une galère en plomb, et ne voient pas beaucoup le soleil.
Bien sûr certaines entreprises font des « efforts » et offrent une couverture sociale, des plans pour la retraite, et des possibilités de promotions, mais malgré tout cela, une grande majorité d’américains survit dans l’endettement et la pauvreté.
« Révolution » alors, me direz-vous ? Ben, non ! Les grèves ici sont inexistantes, et lorsqu’il en a une ; Cela ferait rire les Européens.
Accrochés à cette pensée du rêve américain toujours réalisable, les salariés s’accrochent : « One day I am gonna make it, One day I am gonna make it, One day I am gonna make it, One day I am gonna make it… »
Il y a deux jours, j’allais prendre mon moyen de transport préféré : le métro, quand je vis une vingtaine de personnes, panneaux à la main, scandant un truc ressemblant à « On veut plus d’argent ! » (original hein?), et faisant des aller-retour sur une trentaine mètres. Ils étaient payés moins que les 5.15 $ syndical d’après les pancartes. En outre, je lus sur celles-ci qu’il s’agissait d’un syndicat des Charpentiers du Maryland. Là, au pied du siège de l’entreprise, ils protestaient, et tout le monde s’en foutait. Pas de police, pas de télé, pas de journalistes, juste de pauvres types en bleu de travail revendiquant un droit au salaire minimum. Ils ne gênaient personnes sur le large trottoir, les badauds « costardisés » les ignorant complètement. Pas de blocages, pas de menaces, à peine quelques cris. Fasciné par ce désespoir, je m’arrêtai et je regardai. Cela dura peut-être quinze minutes puis ils repartirent en ayant fait autant de vagues qu’un galet aurait fait s’il avait été jeté à Ouessant un après-midi d’Octobre. Déprimant.
Quand je suis rentré, et que j’ai lu ce qui se passait en France ces derniers jours, je n’ai pu m’empêcher de comparer ces misérables ouvriers aux centaines de milliers de manifestants dans la rue. Deux luttes, deux avenirs, deux impacts bien différents. Je ne sais pas ce que c’est le CPE, je ne me lancerai pas dans un débat (Rappelez-vous je suis limiter intellectuellement, et puis vous m’expliquerez, hein ?)
Alors, à l’aube d’un retour sur mes terres ancestrales, je me pose la question comment je vais gérer cela.
Peut-être devrais-je me mettre en grève de blog pour commencer, non ?
